6 août 2018

Cinéma du Plateau d’Assy – 16h

Conférences suivies d’un débat avec le public :

 

Marion Fontaine, historienne, membre junior de l’Institut universitaire de France, maître de conférences à l’université d’Avignon, directrice des Cahiers Jaurès.
« Le tournant des années 1900 – Il s’agira de réfléchir, d’un point de vue historique, sur la manière dont ce qu’on appelle communément « les années 1900 » constitue le moment de transition, ou de bascule, entre des manières différentes d’appréhender et de représenter le monde. »

Sylvie Dubin, écrivaine, auteure de Vent de boulet ; récit(s) autour de la Grande Guerre (Paul&Mike, 2016)
« Le roman historique est un mauvais genre, disait Diderot ; il gâte l’histoire par la fiction et la fiction par l’histoire. L’auteure dira pourquoi elle a tout de même voulu s’y essayer. Son ‘roman par nouvelles’ aborde ce grand tournant que les générations actuelles n’ont peut-être pas fini de négocier. »

Pierrette Germain-David, musicologue, auteure de Jean-Jacques Werner, Un musicien à l’œuvre (Aléas 1998), Un demi-siècle de musique française-1950-2000 (Zurfluh 2004)
« Répercussions de la guerre sur la Musique: – Disparitions et dommages, – Effets sur la création, – Conséquences sur la vie musicale »

Alexis Galpérine, violoniste, concertiste, professeur au Conservatoire National Supérieur de Paris, auteur de La Musique française pour violon, de la Convention à la seconde guerre (Ed. du Conservatoire de Strasbourg, 2007) et Huit Figures exemplaires de professeurs de violon (Delatour France, 2013)
« Art et nouvelle exigence morale entre les deux guerres. »

 

MARION FONTAINE

Marion Fontaine est membre junior de l’IUF, maîtresse de conférences en histoire à l’Université d’Avignon et chercheuse au Centre Norbert Elias (UMR 8562). Ses travaux portent sur l’histoire des mondes ouvriers, sur l’histoire politique et culturelle et sur l’histoire du socialisme. Elle est membre des comités de rédaction des revues Mil Neuf Cent, Cahiers Jaurès et Vingtième Siècle. Elle a récemment publié, Fin d’un monde ouvrier. Liévin 74 (EHESS, 2014), et codirigé Une contre-histoire de la IIIe République (La Découverte, 2013) et Pour que vive l’histoire. Madeleine Rebérioux. Écrits (Belin, 2017).

SYLVIE DUBIN

On m’a demandé une brève présentation, en me suggérant de renoncer à un topo trop classique. Je ne devais pas écrire, par exemple, que j’avais 58 ans, que j’habitais dans le 49 après une naissance dans le 18, une enfance dans le 85, et ainsi de suite. Trop de chiffres pour une femme qui se voudrait de lettres. Fallait-il plutôt raconter mes études à Paris (ENS, Agrégation) et mes activités d’enseignante dans une école d’ingénieurs ? J’aurais eu l’air d’envoyer un CV à une boîte de recrutement. Restait mon travail d’écriture, évidemment, avec l’occasion de glisser que mon dernier recueil de nouvelles venait de recevoir trois prix littéraires. Mais c’était fanfaronner. Je me dis alors que je devais plutôt livrer ici des choses très intimes – ce qui m’obsède, ce qui m’inspire – avant de me rendre compte que j’avais déjà consommé mon crédit de lignes. Dommage.

PIERRETTE GERMAIN

Pierrette Germain a étudié le chant et le théâtre en même temps qu’elle poursuivait une formation musicale générale qui l’a menée au professorat dans le secondaire, puis obtenu un Prix d’Histoire de la Musique au CNSM (Paris 1957) et ensuite un doctorat de Musicologie (Paris IV 1976). Elle a enseigné au Lycée Lamartine et à l’Université Paris VIII. Entre 1964 et 1993, à Radio France, elle a été productrice sur France Culture et surtout France Musique d’émissions musicales (notamment « Musique à découvrir »). Elle est actuellement présidente de l’Action Musicale Pierre Wissmer et vice-présidente de l’Association Femmes et Musique qu’elle a créée.

Pierrette Germain est l’auteur de Jean-Jacques Werner, Un musicien à l’œuvre (Aléas 1998), Un demi-siècle de musique française-1950-2000 (Zurfluh 2004) ? En collaboration avec Marie-Claude Tanguy Les hymnes européens (Le cherche-Midi 2005) et  Quand le cœur de la République battait à l’Opéra Garnier  (Delatour 2018). Elle a aussi participé à des ouvrages collectifs : Les grandes dates de la musique française   (Puf 2008), Compositrices françaises du XXème siècle (Delatour 2007 et 2014), Elsa Barraine (Delatour 2010)

ALEXIS GALPERINE

Alexis Galpérine a étudié au Conservatoire national supérieur de musique et de danse et à la Juilliard School de New-York. Ses principaux maîtres furent Roland Charmy, Ivan Galamian et Henryk Szeryng. Il est lauréat des concours Carl Flesch (Londres) et Paganini (Gênes) et premier Prix du concours de Belgrade. Prix Georges Enesco de la SACEM, il est aussi titulaire d’une licence de philosophie de la Sorbonne. Alexis Galpérine fut soliste pour l’Orchestre Lamoureux, l’Orchestre Mondial des Jeunesses Musicales, l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo, les Solistes de Sofia, l’American Chamber Orchestra et les orchestres de chambre de Belgrade, de Toscane, de Bratislava, de Cologne etc. Il a joué notamment sous la direction de Manuel Rosenthal, Michel Tabachnick, Antoni Ros-Marbà, Bruno Mantovani, Paul Méfano, Charles Groves, Francesco Molinari-Pradelli, Marcello Viotti, Patrice Fontanarosa, Pierre Roullier, Philippe Bernold… En tant que chambriste, il s’est produit au Library of Congress Summer Festival de Washington D.C, aux Musicades de Lyon, au Festival des Arcs, aux Nancyphonies, aux festivals d’Asolo, de Sienne, de Crémone, et dans les séries de concerts de Radio-France. Membre fondateur des American Chamber Players, un ensemble qui fut dix ans en résidence à la Library of Congress, il a donné des centaines de concerts pour des sociétés de musique de chambre des États-Unis et du Canada. En France, il est artiste invité permanent de l’Ensemble Stanislas de Nancy.

Alexis Galpérine a créé plus d’une centaine d’œuvres. Le cinéma a fait appel à lui et il a composé des musiques de scène (pour Coline Serreau, Benno Besson…). Professeur au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris (violon et pédagogie) et au Conservatoire américain de Fontainebleau, il siège dans les jurys des concours internationaux (président du concours Ginette Neveu en 2013) et donne des master classes en France et à l’étranger. Il a été notamment invité à l’université de Bloomington.

Alexis Galpérine est l’auteur d’ouvrages et d’articles musicologiques. Il est membre du comité de rédaction de La Revue du Conservatoire, président de l’Association française des violonistes (L’Amirésol), et dirige la collection violon des Éditions Delatour-France. Depuis 2017, il est président d’honneur des Musicales d’Assy.